Actualités de la galerie

Jean-Pierre Stauffer

Givrins l hiver
Huile sur toile


Biographie

Peintre de l’école suisse, il fit ses études à Lausanne, son apprentissage de graphiste lithographe, ensuite il suivit l’école des Beaux-Arts à la Chaux-de-Fonds.

Graphiste de talent, dès 1970 il s’est consacré complètement à sa peinture.

De 1972 à 1981 il s’installa en Provence. De 1981 jusqu’à la date de son décès le 27 novembre 1994 il vécut dans sa belle maison à la Sarraz près de Lausanne.

Jean-Pierre Stauffer interviewé par Nina Brissot-Carrel

Jean-Pierre Stauffer a été Interviewé par Nina Brissot-Carrel à l’occasion de son exposition à la galerie Annie Chevalley en automne 1993 :

« Son goût pour le dessin l'a conduit à choisir un métier lui permettant d'exercer son art: graphiste-lithographe.

« Si je ne peignais pas je crois que je ne saurais rien faire d'autre! Tous mes regards, toutes mes pensées, toutes mes visions sont immédiatement transposés en peinture. J'y pense tellement que mon oeil est devenu analytique. Un objet, un paysage, un simple pli et je me dis: oui, ça je pourrais le peindre ou, non, ceci ne donnerait rien à cause de sa forme, de sa couleur... Je n'ai jamais rien rêvé d'autre que d'être peintre. J'ai commencé par dessiner des chevaux vers quatre, cinq ans. J'ai toujours peint! »

Dès ses premières années de travail, Jean-Pierre Stauffer s'est fixé une échéance: se libérer, au plus tard à quarante ans des contraintes pécuniaires pour se consacrer entièrement à la peinture! Pari tenu! Depuis un quart de siècle, Jean-Pierre Stauffer peint pour son bonheur et celui de ses admirateurs.

«Mes amis-clients sont très fidèles. Ils viennent en Galerie disant: "je viens juste pour voir". Quelques tours d'exposition plus tard, j'entends, "j'aimerais quand même bien celui-ci" puis à la fin, incapable de décider entre deux oeuvres, ils repartent avec les deux. J'ai comme ça quelques amis qui ont plus de trente toiles chez eux. »

Lorsque Jean-Pierre Stauffer parle de son art, il exprime un besoin vital. Une raison d'être. Un désir spontané, jamais freiné. Son oeil d'artiste, filtre les détails au moment même de la découverte. Le besoin de saisir l'instant aussitôt naît, grandit, s'amplifie, prend toute la place. C'est, en général, au cœur du jour, lorsque la lumière est souveraine. Alors, Jean-Pierre Stauffer esquisse un dessin, une aquarelle. Il fixe dans sa mémoire l'ambiance, une lumière, un détail, une ombre. Plus tard, dans le silence de son atelier, il transposera sur sa toile ce plaisir intense, cet espace de vie, ce coin de terre pour les muer en moments d'éternité.

« Je peins tous les jours. Chaque toile en attente appelle un détail, une continuation, un cheminement. Je travaille sur quinze à vingt sujets à la fois et passe entre quinze et trente minute par toile, pas plus. Plus les jours avancent, plus les séquences sont courtes. Soudain, un beau matin, c'est terminé. L'œuvre est achevée ».

Oeuvre d'une grande sensibilité, la peinture de Jean-Pierre Stauffer est empreinte d'émotions fortes et de grande douceur. Ses paysages aux ombres appuyées, aux bâtiments révélés par des rayons naissants ou couchants sont baignés d'une aura de plénitude. Aucun trait agressif, aucune teinte imposante. Galbes, lignes et tracés reflètent une paix intérieure filtrant à travers l'œuvre, lui donnant ainsi une dimension particulière. Ses paysages de neige sont particulièrement impressionnants.

«Peindre du blanc sur une toile blanche est un défi que j'aime m'imposer. J'aime la neige. Pour mieux lui rendre hommage, je m'approche le plus possible de la nature. Je "bardouffle" ma toile de gris-bruns, de terre en fait, puis je la recouvre de cette neige fraîche, à la fois blanche et saisie d'ombres et de reflets ».

L'artiste sourit. Un sourire très doux où l'on trouve le plaisir de se savoir aimé. Mais aussi, celui de savoir, à son tour faire plaisir et d'offrir à ses admirateurs, des toiles dans lesquelles ils peuvent, à tout moment redécouvrir quelque chose.»

Nina Brissot-Carrel

Principales expositions

A Paris depuis 1977.
A New York et Phoenix en Arizona, USA, depuis 1985.
En Suisse depuis 1985, à la Galerie Paul Valotton à Lausanne.
Depuis 1993 en permanence à la galerie Annie Chevalley à Montreux et La Tour-de-Peilz.